Présence en Inde

L’Inde est le berceau originel de notre association, c’est ici que la Providence a guidé le Frère François-Marie afin d’œuvrer au service des plus pauvres d'entre les pauvres.


Chaque jour, notre mission se perfectionne, nos projets avancent et notre pouvoir d’action s’élargit.

Étape par étape, nous mettons en place de nouvelles structures qui viennent compléter les précédentes afin d’offrir un éventail de solutions toujours plus large dans l’amélioration de la vie de ces personnes en désespérance et en souffrance.



À Calcutta, des centaines d'enfants survivent sur le quai des gares, la plupart du temps, ils sont sans racine et sans toit. Beaucoup viennent du Bihar, un État situé à 500 km de Calcutta, où les conditions de vie sont très difficiles. Pour ne pas mourir de faim, des enfants débarquent un jour sur le quai de la gare de Calcutta, pensant trouver là une terre promise... La gare où ils arrivent devient alors un lieu de survie. Là, ils vivent de mendicité, récupèrent des morceaux de plastiques ou de vieux cartons qu'ils revendent au noir, portent des cageots de légumes au marché ou bien encore se font embaucher pour porter quelques malles de voyageurs. Parfois, ils se prostituent, touchent à la drogue (ce même dès l'âge de 10 ans) ou encore sniffent de la colle qui leur fait oublier leur faim. Ils n'ont pas la moindre sécurité et sont exposés à tous les dangers. Les accidents de trains sont malheureusement très fréquents.

 

Pour votre information : sur une population de 1,2 milliards d'habitants, 41 % soit 500 millions, sont des enfants. Sur ce nombre, plus de 200 millions travaillent, dont 140 millions dans le rural et 40 millions dans les villes. 15 % des victimes des M.S.T. (maladie sexuellement transmissible) sont des enfants de moins de 14 ans. Les enfants auprès de qui nous travaillons sont sans abri et sans le moindre soin médical.

 

Travaillant depuis 2003 sur les quais de la gare de Sealdah (l'une des deux gares de Calcutta) avec d'autres missionnaires indiens, notre priorité est de demeurer avec ces enfants : les rejoindre, les soigner, les nourrir là où ils sont en leur proposant aussi des jeux et activités à l'endroit même où ils se trouvent. En un mot : humaniser le lieu où ils vivent puis quand cela est possible, les placer... car humainement, ils n'ont aucune chance de s'en sortir.

Pour cela, deux solutions leurs sont proposées :

  • L'abri de nuit (l'ashram du Don de la Vie), où chaque soir nous pouvons accueillir entre 10 et 20 jeunes. Cet abri est situé à 15 minutes de la gare.
  • La "Mela", la grande fête qui a lieu chaque mois et où sont rassemblés un grand nombre d'enfants venant principalement des gares : repas, jeux, télévision, mais aussi soin et prévention.

Mais sur le quai des gares, nous rencontrons beaucoup d'enfants malades et handicapés. Là, il est de plus en plus difficile de trouver un lieu pour les accueillir. Il faut attendre et pendant ce temps, la santé de l'enfant à le temps de se dégrader.

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L'ashram du Don de la Vie

L’Ashram du Don de la Vie est un appartement situé à environ 15 minutes de la gare de Sealdah. Celui-ci est à la fois notre lieu de vie, une école non formelle et un abri de nuit pour les enfants de la gare.

C’est également ici que se trouve notre maison-mère.

UNE ÉCOLE POUR LES ENFANTS DE LA GARE

Pourquoi une école ?

Pour la plupart des enfants de la gare et des rues que nous avons la grâce de servir, l’éducation formelle reste absolument inaccessible, aussi bien pédagogiquement que financièrement.

L’une de nos priorités est de mettre chacune de nos aides, médicale et scolaire notamment, au niveau des enfants, en leur offrant le meilleur de nos compétences. Cela est encore plus vrai dans le domaine de l’éducation.

Aussi, nous avons décidé d’ouvrir une « école non formelle » (NFS – Non Formal School) accessible aux enfants des gares et des bidonvilles de Calcutta.

Cette école se donne comme premier projet d’être accessible à tous les enfants et adolescents en proposant un programme complet comprenant la rencontre fraternelle, l’éducation, le sport, des repas et un hébergement de nuit.

4 priorités

  • Apprendre à lire et à écrire
  • Acquérir un niveau de culture générale de manière à leur permettre de prendre leur part dans la société
  • Par des programmes de prévention, les aider à affronter ce qui peut être dangereux et néfaste dans leur vie (abus de toute sorte, accident, sida, drogue, alcool et toute autre mauvaise attitude)
  • Apprendre à gérer son argent

Nous leur proposons également des classes d’anglais, de spiritualité, de danse ou bien encore de chant, afin de développer les talents de chacun.

L’école a été inaugurée le 15 février 2014 par Frédéric Leblanc, membre des Pèlerins de la Charité.

Elle est ouverte le mardi et le jeudi de 17h à 21h. Elle fonctionne grâce à la présence de quatre professeurs qui se répartissent les diverses matières à enseigner.

L'ABRI DE NUIT

Parmi les enfants des gares et des rues de Calcutta avec lesquels nous partageons notre vie, la plupart sont sans racine et sans toit.

Or la nuit est un des moments les plus difficiles car ils sont exposés à tous les dangers. Non seulement les vols, le harcèlement des dealers, mais aussi ils sont abusés sexuellement, battus par des personnes ivres ou droguées quand ce n’est pas par la police elle-même.

Bien que nous ayons fait le choix, à la demande des enfants, de dormir une nuit par mois auprès d’eux, nous avons conscience que ce n’est pas suffisant. C’est une des raisons pour laquelle nous avons décidé d’ouvrir un abri de nuit.

Cet abri de nuit est ouvert cinq jours par semaine et les enfants peuvent arriver le soir, prendre une douche, dîner et passer une bonne nuit en sécurité avant de repartir le lendemain matin après un petit-déjeuner.