Comment tout a commencé

Cela faisait déjà quelques mois que l'appel à tout quitter afin de me consacrer aux démunis avait retenti en moi lorsque le 3 octobre 2009 suivant cette exhortation, je débarquais à Calcutta pour prendre part au travail des Sœurs de Mère Teresa au sein des orphelinats et des mouroirs de la ville.

 

Ce jour-là, alors que j'étais envoyé exceptionnellement pour célébrer une messe à la périphérie de la ville et que je m'apprêtais à rejoindre mon orphelinat de Daya-Dan, le taxi-scooter passe devant la grande gare de Sealdah.

 

C'est ainsi que mon regard tombe sur un jeune garçon au corps nu, assis sur un trottoir, les pieds dans le caniveau. Le malheureux n'avait plus que la peau sur les os et raclait de ses dents une peau de banane. Mon sang ne fît qu'un tour, ce fut pour moi un réel électrochoc. Je décide de bondir de mon taxi afin de lui apporter mon aide.

 

Après trois heures passées à le soigner, le laver et l'habiller, je m'étais fait un nouvel ami, Rajesh. Grâce à ce jeune garçon, je découvre plusieurs centaines d'enfants qui errent ça et là sur les quais de la gare et tentent ainsi de survivre à leur triste sort. 

Grâce à ce jeune garçon, je découvre plusieurs centaines d'enfants qui errent ça et là sur les quais de la gare et tentent ainsi de survivre à leur triste sort.

 

Accompagné de mon guide fraîchement rencontré, le jeune Rajesh, j'apprends que quelques un d'entre eux connaissent la chance d'être accueillis dans un centre. Ils sont d'une certaine façon déjà sauvés car ils y reçoivent ce qui est indispensable à leur dignité : affection, couvert et toit. Mais il y a les autres... Ceux qui restent à la gare ne peuvent et ne doivent pas être oubliés. 

 

Un enfant bien portant a toujours des chances de s'en sortir mais c'est une toute autre histoire pour ceux qui sont soit malades, soit handicapés, incapables de mendier. Un certain nombre d'entre eux a déjà perdu toute raison d'espérer. Il fallait faire quelque chose, mais quoi ? Dieu n'a pas mis longtemps à me répondre en précisant de quelle manière je devais agir.

 

Quelques jours plus tard, John, un volontaire américain décide de se joindre à moi et l'idée de fonder une famille consacrée à ces enfants sans racine et sans toit s'est alors imposée à moi.


Cette famille sera composée de cinq piliers, les fondations de notre association, Les Pèlerins de la Charité :

  • Rejoindre ces enfants là où ils sont, demeurer avec eux, les écouter afin de mieux les servir en déversant l'amour humain et divin.
  • Humaniser les quais de gares, les "slums", au travers d'une action de proximité, simple et régulière.
  • Apporter aide et assistance médicale.
  • Ouvrir la porte vers l'éducation à travers des animations, dans un cadre de vie adapté (hygiène, prévention, nutrition et aussi apprentissage de la gestion d'un budget).
  • Offrir aux plus fragiles une solution d'accueil adaptée, ceci particulièrement pour les enfants handicapés, dans des centres d'accueils spécialisés, temporaires ou définitifs, en partenariat avec les associations amies avec lesquelles nous travaillons."

 Les Pèlerins de la Charité | 7 Allée des Brigamilles | FR-18570 Trouy
e-mail: pilgrimsofcharity@gmail.com